Nicolas Galves
Le Secret des Portes de la vie - Nicolas Galves -
Fiche technique provisoire :
220 pages
Format 14,85 x 21 cmjavascript:void(0)
Retrouvez ici la quatrième de couverture !
Comment vous est venue l'idée, l'envie, le besoin d'écrire et d'être publié ?
L’idée d’écrire m’est venue vers l’âge de 23 ans comme une sorte de révélation. À ce moment-là, je décidais de quitter volontairement le métier de courtier en transaction immobilière après cinq années passées dans une agence. Ce fut un volt face radical et ma vie changea du jour au lendemain. L’écriture s’imposa très vite comme un véritable ami et un soutien exemplaire. J’ai commencé par écrire des essais en poésie pour finir par le concours Kowalski à Lyon. J’avais choisi comme thème la spiritualité.
Si l’écriture est devenue, chez moi, une seconde nature, je pense que sa principale raison était de ne pas me faire oublier qui je pouvais être réellement. Quant aux autres raisons, elles se sont avérées nécessaires de toute évidence quant à mon équilibre physiologique, à la recherche d’espaces intérieurs, mais aussi je suppose à mon inconscient ; celui d’avoir vécu entre 14 et 15 ans en Afrique au Gabon, à Libreville plus précisément. Si la valeur du plus petit nombre devait l’emporter sur le plus grand alors tout ceci aura certainement préfiguré à la culture du « paradoxe » que j’aime entretenir et aura aussi beaucoup contribué à écrire « Le Secret des Portes de la vie ».
Repartir de presque rien pour arriver à un début du tout…
Dans un héritage communautaire mondial difficile et arbitraire avec en ligne de mire le stress, la violence, le chômage et les délocalisations croissantes, il m’a fallu régulièrement relever des défis, des challenges pour la plupart réussis pour d’autres inachevés mais toujours par le biais de l’écriture. Elle permet d’acquérir de la discipline, de la simplicité, et surtout un bon sens d’esprit d’analyse. Mon plus beau challenge est sans nul doute d’avoir trouvé mon épouse Sylvie après lui avoir remis ma carte de visite sur laquelle était écrit « la poésie vit en chacun de nous ». Un nouveau livre s’est alors ouvert pour donner naissance à mes deux enfants, Lucas et Eva. Dès lors, sans que je la maîtrise vraiment, l’écriture avait pris un nouvel élan dans ma vie comme si elle devait se figer dans une perspective lointaine. Pour savoir où je vais, il me suffit de regarder d’où je viens ou de relire ce que j’ai écrit tout simplement. Écrire est vraiment une expérience formidable.
Être publié sur un sujet aussi « brûlant » que l’avenir de notre planète et de nos enfants permettra, je l’espère, de laisser une trace pour la génération future mais aussi de mieux se reconnaître comme les « gardiens de la nature » à travers le dédale de notre esprit. En ce qui me concerne, je préfère utiliser le mot « espace intérieur » de notre esprit. Un esprit libre et affranchi si jalousement convoité malheureusement par les intérêts de vivre et la peur de mourir de certains d’entre nous.
« Les choses les plus simples sont les plus belles, mais elles ont besoin à nouveau d’être afin que l’homme et la nature existent encore… »
En quoi ce livre a-t-il marqué un tournant dans votre vie ?
Le Secret des Portes de la vie est mon premier roman. Je le dois en tout premier lieu à mon épouse Sylvie et à mon fils Lucas. En effet, pour faire suite à une délocalisation brutale et pour ne pas perdre le fil intellectuel du monde du travail, Sylvie me proposa d’écrire une trentaine de pages sur le thème du roman fantastique. Son idée venait du magasine Fémina qui cherchait de nouveaux auteurs en herbe. Bien sûr, j’ai trouvé le projet très intéressant, et en même temps mon fils traversait une période scolaire délicate en français. Je voulais faire d’une pierre deux coups en voulant aider mon fils mais au bout de quelques pages, mes idées et mon imagination prirent une voie insoupçonnée. Tout devenait à présent clair et ordonné dans mon esprit. Je devais faire un doux mélange, le plus réel possible, entre le fait de sauver notre merveilleuse orange bleue, d’innover avec de la nanotechnologie, de créer des personnages, ainsi que des lieux attachants voire exceptionnels ; tout en combinant du suspense, de l’intrigue, de l’histoire, de la science, des découvertes, de l’aventure, de l’action et des voyages.
La particularité de ce livre résulte, je l’espère, dans sa capacité à transcender le lecteur vers un optimisme et une fraîcheur à toute épreuve où chacun d’entre nous doit pouvoir se retrouver en toute légitimité… Une chose est certaine en tout cas, c’est que ce livre m’a stimulé bien au-delà de mes espérances. En effet, alors que professionnellement j’étais au plus bas, je devenais plus fort chaque jour voire chaque nuit.
Si ce livre a marqué un tournant dans ma vie ? Sans aucun doute possible. Si certains parlent des « racines du ciel », d’autres de « l’arbre de vie » de « résurrection », alors oui ! l’écriture de n’importe quel livre d’ailleurs peut contribuer à l’édification d’un esprit « radical » libre. Le publier en sera le fruit qui, je l’espère, deviendra une source de bénédiction pour celui ou celle qui le dévorera. À ce titre d’ailleurs, je remercie les maisons d’auto-édition comme livreatoi.com qui permettent de démocratiser toute forme d’écriture faisant ainsi reculer un peu plus les clivages dans ce domaine.
D'où viennent vos personnages ? Comment les avez-vous créés ? Vous m'avez parlé d'un film américain à l'origine de Shake et Mat…
Tout d’abord, c’est un livre universel haut en couleur avec ces parcs mondiaux naturels et ces destinations multiraciales. Les chapitres sont rythmés et équilibrés par le même nombre de pages mais aussi par des hommes et des femmes ayant marqué réellement leur histoire sur terre comme Augusta Tabor, Victor Schoelcher, Maurice Messegue ou le groupe Awatignas. Le cadre se veut naturel et omniprésent comme un retour en quelque sorte au paradis perdu. Les personnages de Shake et Mat tous deux agents du F.B.I. dans mon livre représentent un couple de camarades qui a marqué ma mémoire d’enfant lorsque j’avais 7 ans. En effet, à cette époque, dans les années 70, la télévision diffusait un western différent des autres : Les Bannis. Tous deux étaient différents de peau dans un contexte dominé par les blancs. Mais à chaque épisode, ils devenaient de plus en plus complices et donc inséparables. Ce qui m’a touché le plus, c’était l’apprentissage de leur comportement respectif car ils ne cherchaient plus vraiment leurs différences mais plutôt leurs points communs. Et chose curieuse, cela marchait très bien surtout lorsqu’il s’agissait de surmonter une épreuve ou une galère de plus. En ce qui concerne les personnages de Lucas et d’Eva, vous l’aurez compris, ce sont effectivement mes enfants. Quant aux autres personnages, il m’arrive parfois de faire quelques clins d’œil à certains comme pour les indiens Arapaho ou les Amérindiens puisque tout se passe encore sur notre bonne vieille Terre. J’avoue tout de même qu’il sera difficile pour le lecteur de savoir avec précision si les idées viennent de moi ou de la réalité passée, présente ou future. L’effet est voulu car je sais que la seule personne qui a lu mon manuscrit inachevé a voulu vérifier dans une encyclopédie la véracité de certains passages comme l’existence de cyanobactéries ou algues bleues comestibles.
Vous semblez profondément attaché à nos paysages ; vous situez les actions dans les parcs nationaux, les parcs naturels mais aussi dans les montagnes. Pourquoi cela ?
L’environnement est vital pour la flore, la faune et l’homme. C’est dans cette harmonie bien définie que l’homme a su trouver sa place au fil des siècles et certainement pas par la force ou la ruse mais bel et bien par une intelligence renouvelée sans cesse. En s’adaptant tout simplement. Il est tout de même dommage de se préoccuper seulement maintenant de notre environnement alors que la sonnette d’alarme a été tirée depuis plus de 20 ans déjà.
Mais vous avez raison de souligner la question car j’ai longtemps fréquenté des endroits idylliques comme le parc régional du Queyras en France. Je suis tombé amoureux de son cadre simple, sauvage et naturel avec ses fontaines de jouvence éparpillées un peu partout sur votre chemin. Mais aussi ses balades et ses lacs de montagne, son air pur, son ciel d’un bleu cristallin et ses étoiles brillantes et filantes dans la nuit claire. Tous ces automatismes ont la puissance et la douceur de vous imprégner jusqu’au plus profond de votre être. En seulement trois jours et si le temps le permet, vous aurez la capacité de redevenir vous-même, simple et naturel. Vous ne verrez plus l’avenir de la même façon, vous serez confiant et serein et de surcroît en bien meilleure santé. Comme toujours, quand l’eau est prise à sa source, on ne peut que s’en réjouir et l’on sent alors la vie revenir peu à peu en nous. Le monde entier regorge de ces centres naturels de thalassothérapie. Je ne pouvais pas mieux rêver comme environnement pour installer Le Secret des Portes de la vie. Malheureusement, aujourd’hui, notre civilisation est confrontée à un dilemme : celui d’une démographie croissante et envahissante, détruisant tout sur son passage y compris ses ressources ; et celui de préserver toutes les espèces, principalement celles en voie d’extinction.
Actuellement, nous sommes très loin de réussir. C’est pourquoi l’idée d’un monde parallèle dans mon livre semble apporter la solution. Elle ne peut pas être matérielle sinon se serait déjà fait, mais elle doit venir du spirituel.
Seulement voilà, dans mon livre j’aborde un autre véritable problème : ceux qui traversent les Portes de la vie ne désirent plus revenir sauver la planète… L’environnement d’aujourd’hui n’est que la conséquence de nos actes et non la cause. Et pourtant, c’est bien de la cause dont il est question dans mon livre puisque l’homme est omniprésent avec ses choix, ses doutes et ses faiblesses ; alors qu’il lui suffit simplement de vivre en harmonie avec une nature qui a toujours raison. Des batailles ont été gagnées et perdues pour obtenir des formes de liberté mais aujourd’hui celles qui nous attendent sont devenues une nécessité pour tous. En effet, nous n’aurons pas de deuxième chance si nous perdons l’amour que nous prodigue la nature car son courroux nous sera fatal à tous, sans distinction aucune. Ce sera alors une fin hors du commun qui ne nous permettra plus de remettre les compteurs à zéro afin de mieux repartir ou de tout reconstruire…
Quelles sont les œuvres qui vous ont marqués en tant que lecteur ? Les auteurs qui vous ont donné le goût de la lecture et l'envie d'écrire à votre tour ?
J’apprécie toute lecture positive à contretemps. Celle d’un nouveau monde où le meilleur reste à vivre. Pour cela bien des auteurs ont su trouver les mots, les images dont le seul but était d’améliorer la condition humaine. Trop souvent, ils ont dû quitter leur réalité pour affranchir la liberté. Alors, leur imagination pouvait prendre n’importe quel mot, lieu ou visage en dépassant les rêves les plus fous ou les plus audacieux.
Molière en son temps devait figurer parmi les plus audacieux avec L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, et tous les poètes de sa génération aussi. Quant au plus fou que je connaisse, ce serait certainement Jules Verne avec Voyage au centre de la Terre ou Vingt mille lieues sous les mers. Je pourrais citer aussi Anatole France « Les confidences des gens ordinaires sont bonnes à entendre » ou Victor Hugo « je suis un homme qui pense à autre chose ».
En revanche, j’apprécie les autobiographies ou les biographies comme celle d’Hudson Taylor, L'Evangile au cœur de la Chine. Une biographie écrite par son fils et sa belle-fille sur son long périple quand il a quitté le charme d’une vie confortable au profit d’une vie monastique ; Dans les traces d’un Charles de Foucault, il va cheminer une partie de sa vie en Chine au contact de villageois très surpris que l’on s’intéresse à eux de façon désintéressée.
J’ai également lu les œuvres de Sir Arthur Conan Doyle avec toutes les intrigues du fameux détective Sherlock Holmes et de son fidèle ami le docteur Watson. Je suis très attiré également par un bon scénario de film, de feuilleton, de théâtre et même de musique.
De l’œuvre au complet de Charlie Chaplin aux multiples films tirés des comics de Marvel, un bon scénario saura toujours me retenir.
À cela, il ne faut pas oublier la musique qui reste pour moi une source d’écriture et d’inspiration. Un véritable plaisir à entendre avec ces variations de couleur et son intensité. Je peux citer Hector Berlioz, Mozart, Beethoven, Richard Wagner et tous les auteurs compositeurs et interprètes du moment.
L’écriture est vraiment un outil fantastique, une révolution en marche, et le support d’Internet ne saurait mieux lui convenir qu’en ces temps muselés où il est difficile de communiquer à nouveau en toute confiance et liberté. L’écriture me fait penser à une goutte d’eau. Elle épouse toutes les formes et se plie à toutes les volontés qu’elles soient bonnes ou mauvaises d’ailleurs. L’écriture est partout. Et c’est très bien ainsi. Des œuvres, il y en a plein autour de nous et elles ne désirent qu’une chose : être découvertes, lues et accessibles pour tous…
Longtemps décriée et considérée comme de la "sous littérature", la science-fiction revient en force, et le public en redemande. Quel est votre regard sur ce genre ?
Comme je viens de le dire précédemment, l’écriture doit être audible et accessible à tous si l’on veut la rendre intelligente. Certes il y a des modes dans l’écriture, mais d’une façon intrinsèque celle-ci ne saurait être la prisonnière d’une tour d’argent. Elle n’appartient à personne.
Nous assistons certainement à un nouvel avènement de l’écriture. L’information s’accélère au détriment, il est vrai, de la communication et notre vision du monde s’en trouve bouleversée. Mais il a fallu du temps aussi pour que la littérature ait ses lettres de noblesses. Je trouve formidable que toutes les formes d’écritures puissent prendre leur envol car il n’y a aucune raison de les enfermer dans un style plutôt qu’un autre. À chacun sa façon d’être, son niveau de perception, sa vitesse de croire.
L’écriture est comme l’amour ; on ne peut pas l’expliquer de façon scientifique, on ne peut que la vivre dans l’instant. Si aujourd’hui nous arrivons à découvrir des formes de vie nouvelles sur terre, sous terre ou sous la mer avec des conditions impossibles à l’homme, ce sera toujours par le biais de l’écriture qu’il nous sera possible d’en garder la trace et d’en faire le témoignage ; Même si nous ne comprenons pas toujours leurs modes de fonctionnement. La réalité peut parfois alors dépasser l’imagination de l’homme sans pour autant le contraindre ou le forcer à croire en quelque chose d’incroyable. Je pense que ce miracle où la réalité dépasse notre vision peut engendrer dans notre conscience un sentiment raisonnable et donc accessible à tous.
Mélanger du réel ou du passé avec du fantastique ou de la science-fiction procède souvent de la même perception ; celle de vouloir anticiper un monde meilleur afin de se prouver que l’on existe encore tout simplement.
Je pense que si le public redemande de la science-fiction ou du fantastique, c’est que ce dernier veut être considéré comme un être exceptionnel ; capable de s’adapter lui aussi à toute forme de vie ou d’environnement (bon ou mauvais d’ailleurs) et c’est ce qu’il fait chaque jour quand il se lève tous les matins pour aller travailler ; capable d’être son propre acteur de vie au travers d’un monde meurtri où l’homme maintient encore l’homme en esclavage ; capable enfin de vivre un amour pour la vie au delà des frontières, de l’univers et de ses propres barrières : un retour inconscient au plus profond de lui-même comme une ancre dans son cœur qui ne veut pas mourir.
Si l’écriture est née en Irak voici 6 000 ans et que l’on ait retrouvé des signes sur des tablettes d’argiles datant de 3 300 ans av J.-C. par les Sumériens, il est normal aujourd’hui de constater une révolution dans les différents styles et modes d’écriture.
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Communiqué de presse Le Secret Des Portes De La Vie
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